Les droits de douane de Trump examinés par la Cour suprême : une bataille juridique se profile


Principaux renseignements

  • La Cour suprême examine la légalité des tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump.
  • Elle se demande s’il a outrepassé son autorité présidentielle en les introduisant unilatéralement.
  • Les juges conservateurs ont exprimé leur inquiétude quant à l’éventualité d’un excès de pouvoir présidentiel et à ses conséquences sur la séparation des pouvoirs.

Lors d’une réunion avec des dirigeants de l’industrie pharmaceutique dans le Bureau ovale, le président Trump a répondu aux préoccupations concernant la décision potentielle de la Cour suprême sur ses droits de douane. Il a reconnu la possibilité que la Cour annule les droits de douane et a déclaré que son administration développerait une stratégie alternative si nécessaire.

Stratégie alternative

Trump a défendu sa politique tarifaire, la qualifiant d’essentielle pour la sécurité nationale. Il s’est dit optimiste quant à la possibilité de gagner le procès, mais a reconnu la gravité de la situation si le tribunal se prononçait contre lui.

Les juges de la Cour suprême, qu’ils soient libéraux ou conservateurs, se sont interrogés sur la légalité de la mise en œuvre unilatérale des droits de douane par Trump. Ils ont rappelé que la Constitution accorde le pouvoir de taxation uniquement au Congrès et se sont demandé comment l’administration pouvait contourner ce pouvoir législatif.

Taxes ou pas ?

L’avocat général, D. John Sauer, a fait valoir que les droits de douane étaient de nature réglementaire et non génératrice de revenus. Il a affirmé que tout revenu généré était accessoire. Toutefois, la juge Sonia Sotomayor a contesté cette affirmation, déclarant que les droits de douane fonctionnent indéniablement comme des taxes en collectant des fonds auprès des citoyens américains.

Des juridictions inférieures s’étaient déjà prononcées contre l’utilisation par Trump de la loi sur les pouvoirs économiques en cas d’urgence internationale (IEEPA) pour imposer des droits de douane sur le fentanyl. Des juges conservateurs, dont Neil Gorsuch, ont interrogé Sauer sur le pouvoir du président d’imposer des droits de douane sans l’approbation du Congrès. Ils ont exprimé des inquiétudes quant à l’éventualité d’un excès de pouvoir de la part du président et aux implications pour l’équilibre des pouvoirs.

Au cours de la séance, plusieurs juges ont posé d’intenses questions à Sauer, avant que Neal Katyal, l’avocat des plaignants, ne présente ses arguments. Katyal a rappelé que les droits de douane sont par nature des taxes et que la Constitution confère explicitement ce pouvoir au seul Congrès.

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