Le déficit budgétaire belge continue d’augmenter : le gouvernement fédéral doit se mettre au travail


Principaux renseignements

  • Le gouvernement fédéral belge est confronté à un déficit budgétaire projeté de 4,2 pour cent du PIB.
  • L’augmentation des charges d’intérêt, la baisse des recettes fiscales et l’augmentation des dépenses contribuent à l’accroissement du déficit.
  • Les partis politiques ont des points de vue différents sur la manière de réduire le déficit, certains préconisant des mesures d’austérité tandis que d’autres donnent la priorité à l’équité.

Le gouvernement fédéral belge est confronté à un défi croissant en matière de déficit budgétaire, selon un nouveau rapport du comité de monitoring. Ce comité, composé de hauts fonctionnaires qui suivent de près le budget, prévoit un déficit de 4,2 pour cent du PIB cette année, dépassant de plus de 400 millions d’euros l’estimation de juillet.

Projections actuelles du déficit

Cela se traduit par un déficit d’environ 26,566 milliards d’euros. La situation devrait s’aggraver dans les années à venir, le déficit atteignant 5,5 pour cent du PIB (environ 39 milliards d’euros) d’ici à 2029. C’est ce que rapporte Belga.

Le rapport constitue une base essentielle pour les ministres fédéraux lors de l’élaboration du prochain budget annuel. La réduction du déficit était l’un des principaux objectifs du gouvernement du Premier ministre Bart De Wever. L’objectif initial était de ramener le déficit de l’Entité 1 – qui comprend le gouvernement fédéral et la sécurité sociale – à 3 pour cent du PIB d’ici 2030.

Plusieurs raisons

Alors que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a souligné la nécessité de procéder à de nouvelles réductions significatives par le biais de nouvelles mesures d’austérité, la présidente de la N-VA, Valerie Van Peel, et le président du cd&v, Sammy Mahdi, maintiennent que l’objectif de 3 pour cent devrait être maintenu. Toutefois, Les Engagés considèrent que cet objectif n’est pas réaliste. Vooruit soutient la responsabilité fiscale mais souligne l’importance d’assurer l’équité dans les ajustements budgétaires.

Le dernier rapport souligne l’urgence pour le gouvernement de s’attaquer au déficit croissant. Le Premier ministre De Wever a déjà souligné la nécessité de « stopper le pourrissement ». Les projections indiquent une légère diminution du déficit l’année prochaine, suivie d’une tendance à la hausse pour atteindre 5,8 pour cent en 2030.

Facteurs à l’origine de l’augmentation du déficit

Le comité de suivi attribue l’aggravation de la situation à l’augmentation des charges d’intérêt, estimée à 1,422 milliard d’euros. En outre, les recettes fiscales prévues sont en baisse de 687 millions d’euros, tandis que les dépenses primaires devraient augmenter de 483 millions d’euros. Le gouvernement fédéral doit également faire face à une augmentation de près d’un demi-milliard d’euros des transferts aux régions et communautés.

Le Premier ministre De Wever prononce traditionnellement son discours sur l’état de l’Union le deuxième mardi d’octobre, dans lequel il expose l’orientation du budget et les mesures proposées. D’ici là, il sera essentiel que le gouvernement présente un plan clair pour lutter contre le déficit croissant.

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