Principaux renseignements
- Les économistes prévoient que la Banque centrale européenne (BCE) a fini de réduire les taux d’intérêt.
- La BCE estime que ses récentes baisses de taux maintiendront l’inflation autour de son objectif de 2 pour cent.
- Bien que la plupart des économistes ne s’attendent pas à de nouvelles baisses de taux, certains pensent qu’elles pourraient être nécessaires si la demande intérieure s’affaiblit ou si des chocs imprévus se produisent.
Les économistes interrogés par Bloomberg prévoient que la Banque centrale européenne (BCE) a terminé son cycle de réduction des taux d’intérêt. Ils prévoient que le taux de dépôt restera à 2 pour cent jusqu’à la fin de 2024, un quart des répondants anticipant des hausses potentielles entre juin et décembre 2026.
Cette position s’aligne sur les récentes déclarations des responsables de la BCE qui ont exprimé leur confiance croissante dans le fait que les huit baisses de taux consécutives d’un quart de point mises en œuvre jusqu’à présent sont suffisantes pour maintenir l’inflation autour de l’objectif de 2 pour cent. Les investisseurs ont également cessé de parier sur un nouvel assouplissement monétaire cette année.
Baisses de taux futures
Si la plupart des économistes estiment que la BCE est actuellement bien positionnée, certains anticipent encore de futures baisses de taux potentielles, en particulier si la demande intérieure ne se redresse pas ou si de nouveaux chocs extérieurs apparaissent.
Les inquiétudes concernant l’inflation persistent, les personnes interrogées étant divisées sur la question de savoir si elle dépassera ou non l’objectif de la BCE. Une révision à la baisse des prévisions d’inflation pour 2027, jusqu’à 1,7 pour cent, est largement considérée comme un élément déclencheur de nouvelles baisses de taux, mais un tel scénario n’est pas anticipé.
Perspectives incertaines
Les perspectives de l’économie de la zone euro restent incertaines, les analystes étant divisés sur la question de savoir si la politique actuelle de la BCE soutient la croissance. Des facteurs tels que les droits de douane américains, les accords commerciaux potentiels et les événements géopolitiques pourraient influencer de manière significative la trajectoire économique. La France est particulièrement vulnérable en raison de l’instabilité politique et de l’élargissement des écarts de rendement obligataire par rapport à l’Allemagne.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a indiqué qu’elle surveillait de près l’évolution du marché, mais elle s’est abstenue de promettre de nouvelles interventions au-delà de la surveillance. Un seul économiste interrogé s’attend à ce que la BCE active son outil d’achat sélectif d’obligations (TPI) au cours des 12 prochains mois.
La majorité des analystes pensent que la BCE s’abstiendra de confirmer explicitement un taux plancher pour le moment. Toutefois, son inaction renforcera probablement cette perception au fil du temps.

