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7 raisons pour lesquelles la Finlande a le meilleur système éducatif

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Économie

03/07/2018 | express.be | 9 min de lecture

Le système scolaire finlandais est un exemple à suivre pour les autres écoles. Voilà 7 raisons pour lesquelles la Finlande a le meilleur système éducatif. 

Les écoles finlandaises sont considérées comme un modèle à suivre depuis quelques années. Elles ont un grand taux d’élèves qui réussissent et leur modèle d’équité est un exemple pour tous les autres pays. En Finlande, l’idée qui règne est que chaque élève est capable de faire les études qu’il souhaite qu’importe le milieu social d’où il vient.

L’enseignement finlandais parade souvent en tête (cinquième lors du dernier test) du classement PISA (le Programme for International Student Assessment). Le test est réalisé tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE. Elle sert à évaluer les savoirs et savoir-faire de ces jeunes. 

Pourtant le budget consacré à l’éducation dans ce pays n’est pas plus élevé qu’en Belgique. En plus, les élèves finlandais ont moins d’heures de cours que les élèves belges. Entre sept et quatorze ans, ils ont 6.000 heures de cours contre 8.000 pour les élèves francophones belges. Mais comment font-ils? Voilà les sept raisons qui expliquent pourquoi les Finlandais ont le meilleur système éducatif.

1. L’homogénéité du système éducatif

 Il n’y a pas d’écoles privées, seulement des écoles publiques. Les élèves vont à l’école de sept à seize ans. Avant de débuter les cours, les parents reçoivent un courrier de l’école la plus proche leur précisant que leur enfant a été inscrit. Cette procédure se fait automatiquement. Si les parents souhaitent mettre leur enfant dans un autre établissement alors ils doivent en faire la demande. Les écoles sont donc très homogènes et l’impact des conditions socio-économiques sur les résultats sont très réduits.

Tous les troncs communs (composés de matières théoriques mais également pratiques) des écoles sont les mêmes partout et on retrouve la même pédagogie dans chaque établissement. Le réseau scolaire est donc très homogène et la volonté est de fournir un enseignement de qualité égale à tous les élèves finlandais.

Le système éducatif finlandais met aussi en avant la collaboration et l’entre-aide entre les élèves plus que la compétition. Ils ont opté pour une pédagogie basé sur le travail collectif. Les élèves apprennent ensemble en se questionnant l’un l’autre et en travaillant sur des projets communs. Ce système porte vraiment ses fruits car la Finlande est un des pays où les écarts entre les performances des élèves sont les plus réduits.

© iStock

2. Professeur est un métier très respecté

En Finlande, il n’y a pas de pénurie d’enseignants, il y a beaucoup plus d’étudiants qui souhaitent faire ces études que de places disponibles. La rémunération est plus ou moins similaire à celle proposée en Belgique.

La pays est organisé avec deux sortes de professeur: les « class teachers » et les « subject teachers ». Les premiers vont enseigner aux niveaux de un à six et les seconds enseigneront aux niveaux de sept à neuf et dans les lycées. Pour pouvoir accéder à la formation de « class teachers », les étudiants doivent passer une série de tests afin d’assurer leur motivation ainsi que des entretiens (parfois en groupe pour discuter de l’éducation). Le master est axé sur la connaissance de la psychologie de l’enfant. Le reste des cours porte sur les différentes matières qu’ils devront enseigner aux enfants. 

Sur chaque campus, il y a ce qu’on appelle des écoles d’application pour que les futurs enseignants mettent en pratique directement ce qu’ils ont appris. Les stages sont présents dès la première année et les séquences théoriques sont toujours réalisées avec avec des objectifs pratiques. Les « subject teachers » ont eux un double cursus jusqu’au master: une partie qui est axée sur la pédagogie et une partie disciplinaire dans leur matière.

Et comme ils sont extrêmement bien formés, généralement les parents leur font une entière confiance et ils ont une image très positive du secteur. Leur statut social est un peu équivalent à celui d’un médecin ou d’un avocat.

3. La Finlande tient compte des études

Les enseignants tiennent énormément compte des études et adaptent leur programme en fonction de chaque nouvelle avancée. Les décisions ne sont pas prises en tenant compte du politique mais sur base des études.

Tous les cinq ans, un programme est formulé par le gouvernement et il est soumis à une consultation populaire avant d’être adopté. Il ne peut pas être changé durant toute sa durée de validité. 

L’avantage, c’est que le système éducatif ne change pas du tout au tout en fonction des différents gouvernements. Les enseignants finlandais sont encouragés à créer leurs propres mini-laboratoires pour tenter de nouvelles choses. De cette manière, ils peuvent garder ce qui fonctionne et mettre de côté ce qui n’obtient pas de bons résultats. 

© iStock

4. Il n’y a pas de redoublement (ou presque)

Le redoublement n’est pas interdit par la loi mais en pratique, il n’est presque jamais utilisé. Les enseignants adaptent les cours au niveau de leurs élèves et dispensent des séances de rattrapages au sein même de l’école pour ceux qui ont des difficultés. 

5. Le temps de jeu est super important

En Finlande, les élèves détiennent le record du minimum d’heures de cours de tous les pays de l’OCDE. Et pourtant, ils sont parmi les plus performants. L’enseignement mise beaucoup sur les temps de jeu. Les professeurs enseignent durant 45 minutes et ensuite les élèves ont 15 minutes de récréation. Les élèves de primaire ont donc droit à 75 minutes de jeu par jour. Cela permet aux enfants de développer leurs habilités motrices et leur savoir-faire physique. Ce qui leur permet d’être en bonne santé mais également de mieux réussir leurs études. Professeurs et parents ont donc décider de laisser une large place au jeu et de diminuer la pression.

© iStock

6. Les élèves n’ont presque pas de devoir

Toujours dans la même optique que celle du point précédent, les élèves ont très peu de leçons à apprendre ou de devoirs à faire lorsqu’ils sortent de l’école. Le ministre de l’Éducation et la Culture tout comme les directeurs et les professeurs d’école sont sur la même longueur d’onde à ce propos: les élèves ont besoin de temps pour vivre leur jeunesse et s’amuser en dehors de l’école. Ils ont besoin de moments à consacrer à leur famille, à leurs amis mais également pour pouvoir exercer une activité sportive ou se lancer dans l’apprentissage d’un instrument. Leur philosophie: si on assène trop de matières au cerveau, il va saturer et finir par de plus rien retenir du tout.

Les élèves ne sont également soumis à aucune évaluation au sens pure et dure durant les six premières années d’école. Toujours dans cette optique de ne pas leur mettre la pression et de les laisser se développer à leur propre rythme sans devoir évaluer leurs compétences de manière chiffrée en permanence. Ce sont les professeurs qui les évaluent selon les exigences propres à chaque cycle.

7. L’école est gratuite

L’école est entièrement gratuite, même le repas complet qui est servi le midi aux élèves. Les manuels scolaires également sont offerts ainsi que les transports pour se rendre en cours pour les élèves qui habitent loin. La Finlande finance entièrement le système scolaire car elle a décidé de miser sur le « développement des cerveaux » et d’investir « pour la nation ». L’université aussi est gratuite (sauf les manuels) et pour les étudiants dont la famille ne peut pas subvenir aux besoins, il existe des bourses pour qu’ils puissent se loger et se nourrir. En réalité, seules les formations pour adultes sont payantes.


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