Selon une étude menée par l’autorité de surveillance financière FSMA, plus de quatre Belges sur dix ont recours à l’option de paiement « achetez maintenant, payez plus tard ». L’autorité de surveillance met en garde contre le fait que le report de paiement nous rend plus enclins aux achats impulsifs ou nous fait perdre le contrôle de nos dépenses.
Principaux renseignements
- Plus de 40 pour cent des Belges utilisent le « payez plus tard » via des applications telles que Klarna ; ce sont surtout les femmes et les personnes de moins de 45 ans qui y ont le plus souvent recours.
- Selon la FSMA, le BNPL peut influencer le comportement d’achat : de nombreux utilisateurs dépensent davantage, perdent parfois le contrôle de leur budget et font plus facilement des achats impulsifs ; certains ont déjà dû payer des intérêts de retard.
- Par ailleurs, l’enquête de la FSMA révèle que 52 pour cent des Belges établissent un budget.
À la une : les applications de paiement qui vous permettent de payer un achat plus tard, comme Klarna, ont le vent en poupe dans notre pays. En général, vous avez également la possibilité de rembourser l’achat par versements échelonnés.
- Une enquête de la FSMA réalisée à l’occasion de la onzième édition de la Semaine de l’argent nous apprend que plus de 40 pour cent des Belges ont recours au « Buy Now, Pay Later » (BNPL).
- Les femmes (44 pour cent) ont plus souvent recours au BNPL que les hommes (37 pour cent). Les personnes de moins de 45 ans utilisent cette option plus que celles de plus de 45 ans.
- Tous les Belges n’utilisent pas cette option de paiement avec la même fréquence : 5 pour cent l’utilisent quotidiennement, 14 pour cent plusieurs fois par semaine, 12 pour cent quelques fois par mois et 10 pour cent quelques fois par an.
- Malgré la popularité croissante du BNPL, la majorité des Belges préfèrent régler leurs achats eux-mêmes au moment de l’achat. Et il y a plusieurs raisons à cela : préférence pour le paiement immédiat, absence de besoin de report de paiement, crainte de s’endetter ou de perdre le contrôle de ses dépenses, et refus d’être incité à faire des achats impulsifs.
L’option de paiement influence le comportement d’achat
Zoom : La FSMA remarque que l’option de paiement que nous utilisons peut avoir un impact sur notre comportement d’achat.
- Les méthodes de paiement modernes et rapides de type « achetez maintenant, payez plus tard » incitent par exemple plus d’un Belge sur cinq à dépenser davantage. 58 pour cent des utilisateurs déclarent avoir perdu le contrôle de leurs dépenses à cause du BNPL. 61 pour cent affirment que cette option de paiement conduit à davantage d’achats impulsifs
- Pour certaines personnes, le report de paiement a également d’énormes conséquences financières. Au cours des 12 derniers mois, 13 pour cent des utilisateurs du BNPL ont déjà dû payer des intérêts de retard. Ce pourcentage est encore plus élevé chez les jeunes utilisateurs : 20 pour cent chez les 18-24 ans et 19 pour cent chez les 25-34 ans.
La moitié des Belges établit un budget
Autre fait intéressant : l’enquête de l’autorité de surveillance nous apprend également que 52 pour cent des Belges établissent un budget.
- Les femmes (55 pour cent) le font plus souvent que les hommes (48 pour cent) et les jeunes (jusqu’à 44 ans) plus souvent que les plus de 45 ans.
- Les raisons d’établir un budget varient selon la phase de vie. Les moins de 45 ans établissent un budget pour économiser, tandis que les tranches d’âge plus âgées souhaitent surtout avoir une vue d’ensemble de leurs revenus et dépenses ou recherchent la tranquillité d’esprit.
- Parmi ceux qui établissent un budget, 46 pour cent le font sur papier, 40 pour cent utilisent Excel et 24 pour cent le font via une application bancaire.
- La plupart utilisent les applications ou les fonctionnalités du tableau de bord de leur banque pour suivre leurs dépenses, bien qu’à une fréquence variable : 38 pour cent des personnes interrogées le font une ou plusieurs fois par semaine, 17 pour cent quotidiennement et 16 pour cent mensuellement. Près d’un tiers (29 pour cent) déclare ne jamais le faire. Ces personnes se fient à leur intuition ou à leur expérience.
- « Une bonne gestion budgétaire est le point de départ de décisions financières mûrement réfléchies, tenant compte de la situation propre à chacun », déclare Jean-Paul Servais, président de la FSMA. « Ceux qui équilibrent leur budget ne se contentent pas de maîtriser leurs dépenses, ils s’ouvrent également la porte à de nouvelles opportunités, notamment en matière d’investissements. Au cours des prochaines années, nous souhaitons encore augmenter ce pourcentage, en particulier chez les jeunes. C’est notamment pour cette raison que, la semaine prochaine, nous apprendrons de manière ludique aux jeunes à partir de six ans qu’un euro ne peut être dépensé qu’une seule fois. »
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