4.000 Suédois ont déjà une puce implantée sous leur peau

En Suède, latechnologie RFID, la puce d’identification à fréquences radiointégrée directement dans le corps humain, gagne de plus en plusd’adeptes. Cette technologie est maintenant utilisée dans plusieursdomaines et remplace des cartes de crédit aux passeports.  

Dans le cadre d’unenouvelle tendance de biohacking visant à faciliter le quotidien despersonnes, des milliers de Suédois ont décidé de se faireimplanter des micro-puces dans leurs mains.

Biohax

Biohax, l’une des sociétésqui se charge du placement sous-cutané des puces, a annoncé avoirinstallé plus de 4.000 puces depuis son lancement il y a cinq ans.Cette technologie permet maintenant aux utilisateurs de remplacerleurs cartes d’identité, leurs cartes d’accès et leurs ticket detrain.

Les puces sous-cutanées,injectées sous la peau entre le pouce et l’index, utilisent latechnologie d’identification par radiofréquence (RIFD) que l’onretrouve partout, dans les cartes de crédit jusqu’au sein despasseports.

Grain de riz

La micro-puce, de la tailled’un grain de riz, fonctionne comme une carte magnétique. Elle peutservir pour l’ouverture de portes, pour l’utilisation d’imprimantes ouencore pour l’achats de produit aux distributeurs automatiques. Lespuces peuvent être lues par tout type d’appareil utilisant latechnologie de communication en champ proche (CCP) qui est supportéepar la plupart des smartphones Android. Ces puces n’ont pas besoind’être rechargées car elles ne possèdent pas de batteries.

Les micro-puces permettentde se passer de l’usage de cartes physiques, de mots de passe ou designatures, ce qui permet de réaliser des transactions plusefficaces aux caisses, aux frontières internationales et auxterminaux d’aéroports.

Toutefois, étant donnéla nature du dispositif, l’emploi de puces suscite des interrogationsquant à d’éventuels problèmes de confidentialité. Nombreux sontceux qui s’inquiètent du fait que ces puces pourraient êtreutilisées pour tracer les personnes.

Avantages

Selon les créateurs depuces, ces dernières permettraient également de réduire les déchetsplastiques. Selon l’International Card Manufacturers Association,plus de six milliards de cartes physiques sont produites chaqueannée.

« Ces dernièresannées, nous avons réussi à faire en sorte queplusieurs sociétés remplacent leurscartes d’accès plastiques par des installationsBiohax », indique le site Web de la société.

« Nous avons aidé le réseau ferroviaire national suédois àinstaller Biohax afin de remplacerles tickets papier et lescartes de voyage en plastique. »

Une page Facebook suédoise dédiée aux puces RFID sous-cutanées compte déjà plus de 7.000 suiveurs. Selon les partisans de cettetechnologie, elle est en passe de devenir un courant dominant.

SelonZoltan Istvan, un transhumaniste réputé qui a été l’un despremiers à adopter la technologie, le nombre d’utilisations despuces ne cesse d’évoluer, même s’il restedes limitations.

« Il y a trois ans quej’ai une puce RFID dans ma main et je l’utilisepour entrer et sortir de chez moi, ce qui est formidable, car je n’aiplus besoin d’emporter les clés de lamaison », a-t-il déclaré. 

« Malheureusement,avec les progrès technologiques, ma puceest déjà relativement en retard par rapport à la technologieactuelle et une intervention chirurgicale, même mineure, seranécessaire pour l’améliorer. »

Afin derésoudre ce problème d’actualisation, une solutionpotentielle consisterait à implanter un tube sous un lambeau depeau, à partir duquel les puces peuvent facilement être inséréeset retirées.