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Carl De Moncharline, sur la faillite du secteur événementiel : ‘On a besoin d’un baxter, on nous met un pansement’

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Crise du coronavirus

22/10/2020 | Redactie | 5 min de lecture

Le secteur de l’HoReCa et de l’événementiel encaisse toujours sa mise à l’arrêt. Concernant les boîtes de nuit, cela fait 10 mois que le secteur est à l’arrêt complet. Carl De Rijck, alias Car De Moncharline, fait partie des nombreux professionnels qui sont directement concernés.

Personnalité importante du monde de la nuit bruxellois, il gère notamment des lieux emblématiques comme le Fuse, le Mirano ou encore l’Impérial. Des adresses qui ont dû baisser leurs volets pour tenter de limiter la propagation du coronavirus… Mais la formule ne passe pas. « Tenter de calmer l’épidémie : c’est une question de point de vue et ce n’est évidemment pas le nôtre. On avait demandé une étude pour voir où étaient les clusters en Belgique… On nous accusait à tort d’être en partie responsables de l’épidémie alors qu’on a dû respecter tout un protocole pour rouvrir nos lieux. Je ne suis pas d’accord avec ce qui se dit par rapport à cette responsabilité. Une responsabilité qui en incombe avant tout à l’autorité publique. C’est elle qui manoeuvre cette crise depuis 10 mois et si aujourd’hui il n’y a toujours pas d’amélioration c’est de sa responsabilité, par celle d’un secteur ou d’une certaine jeunesse qui serait ce qu’elle est. »

Le temps des solutions

Carl De Moncharline le souligne plusieurs fois : cette crise dure depuis 10 mois. 10 mois durant lesquels son secteur a été patient, créatif pour chercher des solutions. Mais là il fatigue. « Tout un chacun peut comprendre au début de l’épidémie, quand on est face à la crise du printemps, tout le monde peut faire un pas en arrière. Mais à un moment donné, la vie reprend ses droits et il faut qu’on puisse avoir de vraies solutions pour les différentes personnes impactées. Je n’ai pas de problème à respecter les règles, je pense que 99,9% des gens ont prouvé qu’ils étaient capables de le faire. Mais à un moment donné il faut aussi rétablir le droit et s’il y a des dommages ils doivent être pris en charge par les autorités. Après 10 mois de gestion approximative de gestion du Covid, force est de constater que le résultat n’est pas là. Ce n’est pas acceptable ce qu’il se passe aujourd’hui. Ce n’est pas acceptable de plonger des tas de familles et de personnes dans la précarité, dans des files de testings qui ne sont pas au point, alors que ça fait 10 mois qu’on est dans la crise, alors que les Chinois en sont sortis après 6 mois ! Tout ça n’est plus acceptable ! On est dans un état de droit, on doit fonctionner comme un état de droit et il est normal, légitime et sain en démocratie que ça soit respecté. »

Le secteur de la nuit, secteur oublié

L’économie, l’emploi, la culture, l’HoReCa, … Les dommages sont nombreux. Mais certains secteurs sont manifestement moins considérés que d’autres. « Évidemment notre secteur est le plus largement impacté, et je ne parle même pas des gens du secteur de la nuit qui ne sont même pas énoncés en conférences de presse. Il n’y a pas un mot, pas une once d’empathie, rien du tout, alors qu’ils sont à l’arrêt depuis 10 mois et qu’ils ont des charges très conséquentes. On est déjà sur un secteur très fragilisé et les autorités viennent avec un pansement alors qu’on a besoin d’un baxter. Il y a de grandes choses à faire encore pour sauver le secteur, aujourd’hui et demain dans la foulée. »

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Source: BusinessAM


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