Un millionnaire d’Internet veut devenir le plus grand agriculteur du monde

Les projets de l’entrepreneur Kees Koolen d’installer un immense cheptel de bétail dans le village hollandais de Wichmond ont causé une très grande agitation auprès de la population locale, rapporte le journal néerlandais De Gelderlander.
Koolen, fondateur de la plate-forme de réservation en ligne Booking.com, a déposé une demande pour être autorisé à installer une entreprise agricole avec 1445 vaches à Wichmond, une commune de Bronkhorst, dans la région d’Achterhoek. Les plans néerlandais font partie d’un projet plus vaste : Koolen veut établir en dix ans un troupeau d’un million de bovins dans le monde entier.
Kees Koolen est lui-même un descendant d’une famille d’agriculteurs néerlandais. Après la vente de ses parts dans Booking.com, Koolen a acquis des intérêts dans diverses sociétés. Aux Pays-Bas, il est entre autres associé de la société Dutch Diary Genetics à Vorden.
De Gelderlander souligne que le gouvernement provincial ne voit actuellement aucune raison de rejeter le projet agricole de l’entrepreneur. Aucun problème environnemental, ou  inconvénient pour le voisinage, n’a été identifié. Koolen aurait en outre racheté les droits pour les émissions d’ammoniac à deux producteurs laitiers, ce qui lui permet de respecter les normes provinciales en la matière.
Brésil
Une ferme avec 1445 vaches,  selon les références néerlandaises, c’est un mastodonte agricole. Une ferme laitière néerlandaise moyenne possède en effet un troupeau d’environ 90 vaches. Mais Koolen a déjà exprimé l’ambition de devenir le plus grand agriculteur du monde.
Au Brésil, il veut construire la plus grande ferme du monde. A cette fin, il a déjà acheté un terrain d’une superficie de 31.000 hectares. Le projet brésilien nécessiterait un investissement de 500 millions d’euros. Au total, Koolen compte construire 32 fermes partout dans le monde. En moyenne, ces entreprises devraient détenir un troupeau d’environ 22.000 vaches.
Koolen dit que ses projets sont pensées pour correspondre aux besoins de l’industrie laitière internationale, qui fait face à une demande d’innovation et de mise à l’échelle. La Chine, aussi, serait intéressée par le projet de l’entrepreneur néerlandais.