Un candidat MR à la tête de Skeyes? Pour le PS, c’est non

Selon un principe de bonne gouvernance sur lequel s’est accordée la Vivaldi, les nominations à des postes importants dans des entreprises publiques ne peuvent pas créer de cumul de mandats. Le PS critique ainsi le candidat du MR pour Skeyes, déjà à la tête de la Régie des bâtiments. Mais pour une autre nomination, le PS semble lui aussi créer un cumul des mandats.

Chaque parti peut placer ses pions à la tête d’entreprises publiques ou semi-publiques. Ainsi, le MR d’immiscer son homme à la tête de Skeyes, une entreprise publique qui gère le trafic aérien. Le candidat en question est Laurent Vrijdaghs, ancien collaborateur du cabinet Reynders, alors ministre des Finances. Aujourd’hui, il est CEO à la Régie des bâtiments (administration dans le portefeuille d’un secrétaire d’Etat MR également, Mathieu Michel).

Et c’est cette fonction qui pose problème au PS : il s’agirait alors d’un cumul de mandats. Alors qu’un principe avait été fixé dans la Vivaldi : pas de présidence de CA pour les chefs de cabinet ou haut fonctionnaires, pour de tels postes importants. Mais le PS n’est pas le seul parti de la majorité à s’opposer à la nomination, rapporte La Libre, pour une question de bonne gouvernance.

Signe d’une mauvaise entente grandissante avec le MR?

Au sein de la majorité fédérale, ces derniers temps, le MR semble être une pilule dure à avaler. Son président Bouchez, avec ses actions de particip-opposition, énerve les partenaires. Sur le dossier du nucléaire notamment, les esprits s’échauffent. À tel point que certains envisagent de remplacer le MR par le cdH?

PS: Faites ce que je dis, pas ce que je fais?

Au même moment que le PS refuse le candidat MR pour Skeyes, il veut placer sa candidate à la tête de la SFPI (Société fédérale de participations et d’investissement). Il s’agit de Laurence Bovy, directrice de Vivaqua actuellement. Un cumul de mandats (poste exécutif d’un côté, et présidence de CA de l’autre) qui ne dérange pas les socialistes?

Non, selon une source. Car Vivaqua serait une entreprise publique dont la gestion est « indépendante du politique », explique cette source. Ce que la gestion de la Régie des bâtiments ne serait pas.

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