Sortie du nucléaire: le MR de plus en plus isolé dans la Vivaldi

Bouchez, toutes cornes sonnantes pour le maintien du nucléaire. C’est un fait bien connu. Mais désormais, il semble seul, au sein de la majorité fédérale, à camper sur cette position. L’Open VLD, un temps réticent, affirmait hier bien être en faveur la sortie.

Il y a une semaine, le président Egbert Lachaert affirmait encore soit vouloir le permis pour la centrale de gaz de Vilvorde, soit avoir un projet de remplacement de la part d’Engie. Sans quoi, il faudrait garder le nucléaire. Jeudi, sur le plateau de Villa Politica (VRT), il a conclu que ce n’était « plus possible », qu’on ne pouvait pas « réanimer un cadavre ».

Alexander De Croo, Premier ministre, Open VLD également, a aussi tranché. Pour lui, la sortie est actée. Le gouvernement précédent, composé de MR et N-VA qui aujourd’hui sont autant contre la fermeture, n’a pas changé la loi de 2003 qui initiait la sortie. Autre héritage de la Suédoise : la procédure des centrales à gaz, élaborée sous Marghem. Puis l’Europe a validé les plans et les différents rapports, notamment celui d’Elia, sont clairs.

Lettre d’Engie

Mercredi, Engie a envoyé une lettre au Premier ministre, disant que la prolongation était impossible. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, préfère alors se baser sur l’avis de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, qui n’exclut pas la prolongation.

Mais au sein de la Vivaldi, les soutiens semblent se compromettre de plus en plus. Dans l’opposition, l’ancien partenaire de la majorité suédoise, la N-VA, défend encore la prolongation du nucléaire. Son président Bart De Wever, critique aussi la lettre d’Engie. Et il ne mâche pas ses mots : il accuse la ministre Tinne Van der Straeten d’avoir soudoyé Engie, à hauteur de 200 millions d’euros de subsides publics pour les centrales à gaz. Avec cette somme dans sa poche, il dirait aussi n’importe quoi, en conclut-il.

Plus
Marchés
My following
Marchés
BEL20