Principaux renseignements
- La Suède soutient l’intégration à long terme de l’Ukraine au sein de l’OTAN et de l’UE.
- L’importante armée ukrainienne et son industrie de défense innovante offrent une valeur stratégique inégalée.
- Les membres de l’OTAN restent divisés sur la question de savoir si une adhésion immédiate risque de provoquer la Russie.
Lors d’une intervention au forum GLOBSEC à Prague, le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, a exprimé le soutien de son pays à l’adhésion future de l’Ukraine tant à l’Union européenne qu’à l’OTAN. Jonson a souligné que l’Ukraine méritait une vision durable et à long terme de l’intégration euro-atlantique. Il a déclaré que tout État européen répondant aux critères requis devait être autorisé à rejoindre l’alliance. Il a également souligné qu’aucune entité ne devrait avoir le pouvoir de bloquer l’adhésion d’un pays, alignant ainsi ses positions sur la politique de la porte ouverte bien établie de l’OTAN.
Atout militaire stratégique
Le ministre de la Défense a souligné les avantages stratégiques que l’Ukraine apporterait à l’alliance et a considéré ce pays comme un atout essentiel en matière de sécurité. Il a notamment mis en avant la taille sans précédent de l’armée ukrainienne, évoquant la présence de 110 brigades. Par ailleurs, Jonson a salué le développement industriel rapide et l’ingéniosité en temps de guerre du pays, suggérant que le niveau d’innovation et la capacité de production de l’Ukraine n’ont d’égal dans aucun autre État européen. Il a fait remarquer qu’en privatisant et en déréglementant le secteur de la défense après l’invasion russe, Kiev a créé l’un des marchés de l’armement les plus productifs et les plus compétitifs du continent.
Divisions au sein de l’OTAN
Malgré sa position inébranlable, Jonson a admis que l’alliance n’était pas unanime sur ce point. Alors que certains États membres plaident en faveur d’une voie ouverte pour Kiev, d’autres craignent qu’une adhésion prématurée ne provoque la Russie ou n’entraîne l’alliance directement dans un conflit actif. Jonson a reconnu l’existence de ces points de vue divergents parmi les alliés, mais est resté ferme quant à l’engagement de la Suède en faveur de la future intégration de l’Ukraine. (ev)
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