Renault: ‘Il faudra peut-être aller plus loin que prévu dans la réduction de nos coûts’

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Le constructeur automobile français Renault pourrait devoir réduire ses coûts davantage que prévu, selon un document interne rédigé par le nouveau directeur général Luca de Meo, et consulté mercredi par l’AFP.

Dans ce texte d’une quinzaine de pages, discuté lundi avec les syndicats du groupe, le nouveau patron recruté chez Seat (groupe Volkswagen) et arrivé début juillet, esquisse les grandes lignes d’un futur plan stratégique qu’il doit présenter en janvier prochain.

Dans une première phase, qui ‘commence dès maintenant’ et ‘ira jusqu’en 2022’, il s’agira avant tout de résoudre les ‘problèmes les plus urgents le plus vite possible: la trésorerie et les coûts’, estime M. de Meo. « Ceci signifie qu’il faudra peut-être aller plus loin que prévu dans l’effort de réduction de nos coûts.Nous le ferons sans compromettre l’avenir. »

15.000 emplois supprimés en mai

En grandes difficultés financières, Renault avait annoncé fin mai la suppression d’environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, dans le cadre d’un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans.

Ce plan ‘constitue une première étape solide vers notre retour à la compétitivité. C’est le point de départ d’une approche encore plus ambitieuse, rigoureuse et nécessaire, que nous devrons adopter pour faire face au poids de nos coûts’, estime encore M. de Meo. Plombé par les difficultés de son partenaire japonais Nissan et la crise sanitaire, Renault a perdu 7,3 milliards d’euros au premier semestre, la perte la plus lourde de son histoire.