L’historique migratoire de Melania Trump soulève des questions

Les photos de nu de la troisième épouse de Donald Trump, Melania Knauss, qui ont refait surface dans The New York Post la semaine dernière, ont soulevé des questions sur le statut en matière d’immigration de la Slovénienne pendant la période du milieu des années nonante, où elle était mannequin à New York. Il s’agit d’une question délicate, compte tenu de la position ferme affichée par son mari à l’encontre des immigrés clandestins.

Le site Politico a reconstitué l’histoire migratoire de la potentielle future Première Dame américaine, et conclut que les photos ont été prises à New York en 1995, alors que Mme Trump affirme qu’elle est arrivée aux États-Unis pour la première fois en 1996.Ce qui est plus remarquable est que Mme Trump semble avoir séjourné aux États-Unis avec un visa qui ne lui donnait pas l’autorisation de travailler dans le pays. Les experts en politique de l’immigration disent que si ces soupçons sont confirmés, la citoyenneté américaine de Melania Trump pourrait être remise en cause.Les trous dans l’histoire de Melania Trump ont été révélés au cours de deux interviews différentes qu’elle a données plus tôt cette année, et au cours desquelles elle a évoqué ses précédentes visites aux États-Unis :

“Il ne m’est jamais venu à l’esprit de venir ici sans papier. J’avais un visa. Je retournais chaque mois dans mon pays la Slovénie pour valider le visa. Je suis revenue. J’ai postulé pour une ‘carte verte’. Et plus tard, j’ai postulé pour obtenir la nationalité américaine”.

Elle aurait ainsi obtenu sa “carte verte”, qui lui donnait le droit de résider et de travailler aux États-Unis en 2001. La “carte verte” est aussi la voie royale pour l’obtention de la nationalité américaine.

Qui est éligible à un visa H-1B ?

Mais la version des faits de la Slovénienne n’est pas cohérente avec les prérogatives données par le visa H-1B que les personnes exerçant une profession particulière, ou détentrices d’un certain niveau d’éducation ou d’expérience professionnelle, et qui sont parrainées par une société américaine, doivent obtenir si elles veulent se rendre aux États-Unis pour travailler et gagner de l’argent. Or, les agences de mannequins sont considérées comme des parrains. Ce visa est valable 3 ans et ne nécessite donc pas de retour au pays d’origine tous les mois, comme l’a mentionné Mme Trump.La version de Melania Trump implique qu’elle pourrait plus vraisemblablement avoir obtenu un visa pour visiteur temporaire pour affaires, ou un visa touristique, tous deux étant valables six mois, mais ne permettant pas d’être employé aux États-Unis, bien qu’il y ait eu quelques exceptions très strictes.Il est donc probable que Mme Trump ait indiqué un motif inexact pour justifier son séjour auprès de l’agence d’immigration des États-Unis. Si cela était avéré, cela pourrait déclencher un effet domino, qui pourrait la priver de sa “carte verte”, et de sa nationalité américaine.

Les responsables en communication de la campagne de Trump ont réagi dans un court message indiquant que « Melania a respecté toutes les lois en vigueur, et elle est maintenant une fière citoyenne des États-Unis ».

Le site de Melania Trump, www.melaniatrump.com, était déjà hors ligne depuis longtemps lorsque son curriculum vitae a commencé à soulever des questions. Sur son site, on pouvait lire qu’elle avait obtenu un diplôme en design et en architecture à l’Université de Slovénie. Mais selon le New York Times et CNN, des reporters affirment qu’elle a abandonné ses études au terme de la première année, et qu’elle n’a jamais obtenu de diplôme. Mme Trump elle-même a indiqué dans un tweet que son site avait été fermé “car il ne reflétait pas précisément son travail actuel, et ses intérêts professionnels”.