(ABM FN) La bourse de Bruxelles a clôturé la semaine à 3.863 points, à l'équilibre en glissement hebdomadaire.
Commentant la tendance actuelle, Simon Wiersma, gestionnaire en investissement chez ING, observe que les craintes d'une récession imminente aux États-Unis et en Europe se sont quelque peu tassées, tandis que les résultats trimestriels meilleurs que prévu redonnent espoir aux investisseurs, ou du moins, les raisons de revenir sur les marchés action".
L’analyste note que le repli du dollar, traditionnellement une valeur refuge, en atteste. A ce titre, la monnaie unique s'échangeait à 1,086 dollar vendredi soir, à l’équilibre sur la semaine.
Du côté de l’énergie, le pétrole WTI pointait à 80,2 dollars vendredi soir, en baisse de plus de 1 pour cent sur la semaine.
Du côté des indicateurs publiés dans le courant de la semaine, les PMI ont confirmé la bonne tenue de la zone euro en janvier et indiquent une croissance modérée de l'activité du secteur privé, tirée par le secteur des services. Alors que l'indice composite est passé de 49,3 à 50,2, cela conforte l'opinion selon laquelle la zone euro devrait échapper à la récession.
La zone euro est de nouveau “en mode” croissance en ce début de l'année 2023", a commenté, ce qui est aussi un signal que la zone euro pourrait être capable d'éviter une récession, selon l'économiste Chris Williamson de S&P global. Pour autant, ce dernier rappelle que "nous n'en sommes pas encore là. La demande continue de baisser, et si l'inflation recommence à augmenter, cela renforcera de nouvelles hausses des taux d'intérêt.
L'activité économique dans les secteurs des services et de l'industrie manufacturière aux États-Unis s'est elle contractée de manière moins prononcée en janvier. L'indice composite des directeurs d'achat s'est ainsi établi à 46,6, contre 45,0 en décembre.
"L'économie américaine a commencé 2023 sur une note décevante, avec une nouvelle forte contraction de l'activité en janvier. Bien que moins prononcée par rapport à décembre, la baisse reste parmi les plus fortes depuis la crise financière mondiale", a déclaré M. Williamson.
L'inflation américaine se refroidit encore
On retiendra également que l'économie américaine a bien résisté au quatrième trimestre, avec un PIB en hausse de 2,9 pour cent, soit un peu plus que les 2,8 pour cent anticipés, mais moins que les 3,2 pour cent du troisième trimestre.
"S'il existe une quelconque inquiétude quant au fait que l'économie américaine est au bord de la récession, cela ne se reflète certainement pas dans les statistiques économiques, qui semblent encore raisonnablement solides", a déclaré Michael Hewson, analyste de marché chez CMC Markets.
Les économistes de Jefferies soulignent toutefois que la demande intérieure n'a augmenté que de 0,8 pour cent au quatrième trimestre.
Selon Michael Hewson, la croissance donne à la Fed une plus grande marge de manœuvre pour prendre une décision sur les taux d'intérêt la semaine prochaine avec une augmentation de 25 voire de 50 points de base.
"Alors que 25 points de base semble une certitude, il est possible que cela soit accompagné de prévisions agressives", selon l'expert du marché, ce qui réduirait à néant les espoirs croissants d'un revirement de la politique de taux américaine, prévient Hewson.
Vendredi, les investisseurs avaient rendez-vous avec l’inflation de base dite PCE, à savoir corrigée des prix de l'énergie et de l’alimentation. En ligne avec les attentes, celle-ci a confirmé son reflux à 4,4 pour cent, contre 4,7 pour cent en novembre.
"Pour la Fed, ce rapport ne soulève pas de nouvelles inquiétudes. Il reflète également ce que le marché semblait avoir intégré", a commenté pour sa part Philip Marey de Rabobank.
La Réserve fédérale américaine publiera sa décision sur les taux d'intérêt mercredi, un jour avant la Banque centrale européenne et la Banque d'Angleterre. Une hausse des taux de 50 points de base est attendue dans les deux cas.
La saison des résultats bat son plein
La saison des résultats est un autre facteur important pour les investisseurs. Jusqu'à présent, les résultats se sont révélés mitigés. Si Netflix et Tesla ont surpris très positivement, les grandes entreprises (technologiques) suppriment des milliers d'emplois, notamment Microsoft, Alphabet, IBM, 3M, Dow Inc et SAP.
"La question est de savoir comment les bénéfices des entreprises vont traverser les mois à venir. Les analystes tablent dans l’ensemble sur une hausse des bénéfices en 2023, avec en arrière plan, la résilience économique qui se reflète également dans les bénéfices des entreprises. Mais n'est-ce pas trop optimiste ? De toute façon, nous ne pouvons pas vraiment qualifier le climat économique de 'baissier'", estime l'économiste Luc Aben de Van Lanschot Kempen.
"Nous pensons que le premier semestre sera difficile pour les affaires aux Etats-Unis, mais qu'il y aura une amélioration au second semestre. Nous pensons arriver à un gain annualisé d'un peu moins de trois pour cent pour toute l'année 2023", selon l’économiste.
A noter qu’entre autres, Philips, KPN, ING, Shell, Euronav, Melexis, Alphabet, Caterpillar, Meta, Amazon et Apple sont attendus au rapport la semaine prochaine.
Actions en hausse et en baisse
Au sein du Bel20, Sofina, avec un gain de 7,2 pour cent, a signé la plus forte hausse de l’indice cette semaine, suivi par le spécialiste de l’inox Aperam, décidément très en forme en ce début d’année, qui a pris 4,9 pour cent.
En bas de tableau, on retrouve les biotechs Galapagos et Argenx, lestées de 4,1 et 2,5 pour cent.
Au rapport vendredi, les résultats publiés par WDP ont été salués, alors que le spécialiste de l’immobilier logistique, leader du Benelux, gagne 3,1 pour cent sur la semaine.
Dans l’indice intermédiaire BelMid, mention spéciale à Melexis qui a bondi de 12,8 pour cent, porté par un vent sectoriel favorable et un relèvement d’objectif de cours du côté d’ING.
Mention spéciale également à Immobel, qui a gagné près de 7 pour cent.
Alors que la bataille autour d’Euronav s'intensifie, le transporteur maritime a cloturé la semaine à l'équilibre.
Dans le BelSmall, plus petit des indices bruxellois, Hyloris, qui donne une nouvelle vie à des médicaments existants en les reformulant ou en les combinant, a gagné 11,2 pour cent, là où Onward Medical, spécialisé dans les thérapies pour les personnes souffrant de lésion de la moelle épinière, a perdu 4,4 pour cent.
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