Principaux renseignements
- L’OTAN a testé sa capacité à gérer 100 000 personnes lors d’une simulation d’invasion russe en Estonie.
- Des plateformes alimentées par l’IA et des essaims de drones ont accéléré la prise de décision et ciblé les centres de commandement ennemis.
- Les chefs militaires ont intégré les leçons tactiques tirées du conflit en Ukraine dans ces manœuvres à grande échelle.
Dans le cadre d’une initiative stratégique visant à se préparer à une éventuelle hostilité russe, l’OTAN a récemment mené l’exercice de simulation de commandement et de contrôle « Arrcade Strike ». En utilisant la station de métro désaffectée de Charing Cross, au cœur de Londres, des centaines de soldats issus de différents États membres, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, ont transformé cet espace souterrain en un centre de commandement militaire opérationnel. Cet exercice a permis au Corps de réaction rapide allié (ARRC) de tester ses capacités à gérer des opérations à grande échelle impliquant pas moins de 100 000 personnes.
Crise hypothétique
La simulation portait sur un scénario hypothétique se déroulant en 2030, dans lequel la Russie envahirait l’Estonie. Depuis un bunker improvisé rappelant ceux utilisés en Ukraine, les commandants coordonnaient les efforts dans différents domaines.
Un élément clé de la stratégie offensive consistait à déployer des milliers de drones pour neutraliser les centres de commandement, les systèmes de défense aérienne et les unités de combat russes. Ces attaques, appuyées par l’artillerie et des avions de combat, visaient des cibles s’étendant jusqu’à Saint-Pétersbourg. Afin d’accélérer la prise de décision, l’armée a eu recours au projet Asgard, une plateforme pilotée par l’IA qui fusionne des images satellites et des données de capteurs. Cela a permis aux dirigeants de l’OTAN de réagir plus rapidement que l’ennemi.
Intégrer les leçons tirées du monde réel
Le ministère britannique de la Défense a souligné que le conflit qui perdure en Ukraine rappelle cruellement que les menaces qui pèsent sur la sécurité européenne sont immédiates et bien réelles. Ces exercices de métro s’inscrivaient dans le cadre d’une série plus large de manœuvres qui ont débuté le 4 mai. Les exercices étaient axés sur la guerre traditionnelle de haute intensité, la mobilisation rapide et l’intégration de nouveaux renforts. Les enseignements tactiques tirés de la guerre actuelle en Ukraine ont également été pris en compte. (ev)
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