L’inflation frappe aussi les amateurs de bière : les brasseurs augmentent leurs prix

Les personnes qui iront boire une bière dans un bar l’année prochaine pourraient devoir payer plus cher leur rafraîchissement. AB InBev et Alken Maes augmentent le prix de leurs bières. En conséquence, les supermarchés devront également payer plus cher. On ne sait pas encore si ils répercuteront à leur tour les hausses de prix sur les clients.

En début de semaine, il est apparu une fois de plus que la vie dans notre pays est devenue considérablement plus chère. Le taux d’inflation annuel a atteint 5,64 % en novembre, soit le niveau le plus élevé depuis 2008. Ces hausses de prix sont en partie le résultat de l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières. C’est aussi la raison pour laquelle AB InBev et Alken Maes ajustent leurs prix à la hausse.

11 % plus cher dans cinq ans

Le 1er janvier, AB InBev augmentera le prix d’une pinte de 1 centime d’euro en moyenne. Selon HLN.be, cela représente une augmentation de 1,5 %. Le prix d’une bouteille de Jupiler de 25cl sera augmenté de 2 centimes d’euro. Cela se traduit par une augmentation de prix de 48 centimes d’euros pour le bac de Jupiler. Ici, on parle d’une augmentation de 3,5 %.

Alken Maes n’a pas encore fourni d’informations sur les augmentations de prix. Quoi qu’il en soit, le prix de la bière dans notre pays a considérablement augmenté ces dernières années. Les données d’inflation du SPF Economie montrent que le prix moyen de la bière a augmenté de 1,4 % l’année dernière. Si nous regardons les cinq dernières années, nous constatons même une augmentation des prix de 11 %.

Sebastiaan De Meester, le porte-parole d’Alken Maes, fait référence dans une réaction aux coûts structurellement plus élevés. « C’est pourquoi nous sommes contraints d’appliquer une augmentation des prix à court terme », dit-il.

Devrons-nous payer davantage ?

Il n’est pas encore certain que nous devrons payer plus cher la bière dans les bars et les magasins. Les propriétaires de sont libres de fixer eux-mêmes le prix. Matthias De Caluwé, PDG d’Horeca Vlaanderen, note toutefois que les bars et les restaurants ont également vu leurs coûts énergétiques augmenter ces derniers mois. En outre, l’année prochaine, ils seront confrontés à l’indexation des salaires du personnel. Il y a donc de fortes chances que de nombreux propriétaires doivent ajuster leurs prix.

Les magasins négocient actuellement les prix avec les brasseurs. « Nous savons que les matières premières, entre autres, deviennent plus chères, mais nous ne voulons pas répercuter les prix de nos fournisseurs sur nos clients. Nous pensons que les différents acteurs de la chaîne doivent apporter leur contribution et absorber les prix pour nos clients », déclare Colruyt à HLN.be.

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