Les investisseurs belges retrouvent le goût du risque

De Bull nabij Wall Street, het symbool van beleggersoptimisme – Isopix

L’appétit pour le risque des investisseurs belges est à son plus haut niveau depuis avril 2015, ressort-il du baromètre mensuel des investisseurs de la banque ING.

Les investisseurs belges semblent se faire peu d’illusions sur la suite de la pandémie de Covid-19, comme le montre l’enquête en ligne d’ING. Moins d’un quart des 431 personnes interrogées s’attendent à ce que la vaccination de la population soit achevée d’ici la fin du mois de juin. Et la majorité d’entre eux (54%) s’attend à ce que l’immunité de groupe contre le coronavirus ne soit atteinte qu’à la fin de cette année au plus tôt.

L’optimisme des marchés boursiers

Mais cela n’empêche pourtant pas les investisseurs de se montrer prudemment positifs quant aux possibilités de croissance de l’économie et des marchés. Par exemple, 37% des personnes interrogées s’attendent à ce que la bourse de Bruxelles grimpe au cours des trois prochains mois. En novembre, ce pourcentage n’était que de 27%, et en octobre de 13%. Les optimistes sont même désormais plus nombreux que les pessimistes, qui eux s’attendent à une baisse (30%).

L’indice Bel20 a clôturé l’année dernière sur une perte moyenne de 8%, mais il a rebondi au cours des deux derniers mois de 2020. C’est en grande partie dû aux développements positifs en matière de vaccins. ‘La bonne performance des marchés depuis l’annonce des vaccins Corona a également alimenté l’enthousiasme boursier des investisseurs belges’, conclut ING Belgique.

Risque

Et l’appétit pour le risque a aussi augmenté. Pour 31% des personnes interrogées, le moment semble propice pour investir dans des secteurs plus risqués. Il s’agit du pourcentage le plus élevé depuis avril 2015. Les secteurs de la pharma, de la tech et des services publics sont considérés par les investisseurs comme les plus prometteurs pour les trois prochaines années.

L’optimisme à l’égard des actions est particulièrement élevé parmi les répondants néerlandophones, tandis que les francophones voient plus d’avantages dans l’investissement immobilier.

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