Les drones vont-ils signer l’arrêt de mort des feux d’artifice ?

En cette période de fêtes de fin d’année, de nombreuses personnes se sont ruées vers les magasins pour se procurer des pétards et autres feux d’artifice pour célébrer Noël et accueillir la Nouvelle Année comme il se doit. Une tradition pour certains qui pourrait s’estomper à mesure qu’une alternative technologique se déploie dans le ciel : les drones.

Réservés durant un temps à la sphère militaire, les drones font aujourd’hui partie de notre quotidien. Ou presque. Ils se sont en effet démocratisés au fil des années, se rapprochant toujours plus des gadgets pour enfants, mais se sont surtout fait une place dans de nombreux domaines, dont celui du divertissement. Aujourd’hui, les drones semblent amener à prendre la place des feux d’artifice.

Nous en avons d’ailleurs eu une magnifique démonstration lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo en juillet dernier. De plus en plus de spectacles intégrant des drones voient le jour aux quatre coins du monde. Exit les explosions de toutes les couleurs et places aux gadgets technologiques qui offrent de nombreux avantages en comparaison des étincelles colorées dans le ciel.

De nombreux avantages…

Le fait est que les drones offrent de nombreux avantages par rapport aux feux d’artifice traditionnels, notamment une nuisance sonore limitée. Un aspect particulièrement intéressant pour les personnes – qui n’a jamais sursauté ou été réveillé à cause d’un pétard qui explose ? –, mais aussi pour les animaux. Les feux d’artifice provoquent énormément de stress chez les animaux de compagnie, mais aussi au sein de la faune en général. Les feux d’artifice sont d’ailleurs régulièrement critiqués pour cette raison.

On peut également dire que leur utilisation est moins polluante. Contrairement aux feux d’artifice, les drones peuvent être réutilisés à maintes reprises. Ils ne génèrent pas de déchets et les risques d’incendie sont tout de même moins importants.

Un argument qui ne fonctionne pas lorsqu’on se penche sur leur production qui, au vu de leur aspect technologique, implique de nombreuses étapes et composants polluants, dont les fameuses batteries au lithium, génère plus que certainement plus de pollution que la fabrication des objets pyrotechniques.  

« L’impact des feux d’artifice sur l’environnement s’est avéré mineur et de très courtes durées et des études récentes ont suggéré qu’il y aurait probablement plus de pollution provenant de quelques voitures conduisant à un événement que causée par les feux d’artifice lors d’un événement », a tout de même tenu à souligné un porte-parole de la British Fireworks Association, comme le rapporte The Guardian.

… vraiment ?

Mais si les spectacles de drones font effectivement rêver, sans présenter certains désavantages des feux d’artifice, ils ne sont pas pour autant parfaits. Ils peuvent en effet perturber d’autres animaux, notamment les oiseaux, mais le bétail et entrer en collision avec des infrastructures ou même le public.

De plus, la dizaine voir la centaine de drones nécessaires aux spectacles implique une logistique impressionnante qui, en cas de pépin, pour tourner à la catastrophe. Les appareils peuvent en effet se rentrer dedans, voire provoquer des incendies.

Une coexistence cordiale

Mais à mesure que ce type de représentations vont se multiplier aux quatre coins du monde, les quelques points qui leur font défaut seront amenés à s’améliorer… de là à signer l’arrêt de mort des feux d’artifice ? Rien n’est moins sûr.

Bien que parfois très ennuyeux, rien ne remplacera le crépitement et les détonations des feux d’artifice. L’art pyrotechnique devrait d’ailleurs avoir encore de belles années devant lui, ne serait-ce, car il est beaucoup plus abordable que les drones pour le commun des mortels, ne nécessite pas forcément de logistique millimétrée ni de compétence particulière.   

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