Les Cubains fuient leur paradis

Le flux de Cubains qui cherchent à s’enfuir de leur paradis communiste prend des proportions inédites, dit Leonardo Kourchenko, dans El Financiero (Mexique). Plus de 43.000 Cubains sont arrivés aux USA l’année dernière et ont demandé asile, tandis que des milliers d’autres sont bloqués en Amérique Centrale, essayant de passer au Nord.

Le flux de Cubains qui cherchent à s’enfuir de leur paradis communiste prend des proportions inédites, dit Leonardo Kourchenko, dans El Financiero (Mexique). Plus de 43.000 Cubains sont arrivés aux USA l’année dernière et ont demandé asile, tandis que des milliers d’autres sont bloqués en Amérique Centrale, essayant de passer au Nord.

Ces Cubains craignent que les règles d’immigration qui leur octroyait d’office la résidence aux USA soient bientôt remises en cause, suite à la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.Un « grand paradoxe » veut que ce soient des politiciens Cubains-Américains, comme Marco Rubio et Ted Cruz, qui sont favorables à la suppression de cette possibilité pour les Cubains, estimant que ceux qui quittent leur pays pour les USA sont des réfugiés économiques, et non politiques. Ils pourraient avoir raison, car l’économie cubaine, contrôlée par l’Etat, a condamnés beaucoup d’îliens à une pauvreté sans espoir.

Seules les opportunités offertes par le pays peuvent tarir les vagues de migration

Le régime de Castro a toujours traité les émigrants comme des « traîtres, des couards, incapables d’être solidaires avec leur pays », et des traîtres à la révolution. Il est devenu plus difficile, toutefois, de maintenir cette fiction, car même « les petits-enfants de la génération qui a fait la révolution veulent aussi s’en aller ». Les habitants du pays ne resteront que s’ils voient qu’il existe des possibilités pour eux, si l’île retrouve sa force et « se développe solidement grâce à des millions de dollars d’investissements et des milliers de touristes ». »Le gouvernement des USA laissera-t-il sa porte ouverte? », se demande le journaliste en conclusion.