Les bénéfices de la plus grande banque américaine en termes d’actifs, JPMorgan, ont dégringolé au premier trimestre 2022 

Ce mercredi, la banque d’investissement JPMorgan Chase & Co. a partagé ses résultats trimestriels, initiant ainsi la saison des résultats. Et le moins que l’on puisse dire est que les bénéfices de la plus grande banque américaine en termes d’actifs sont loin d’être au beau fixe. Pire, ils sont inférieurs aux prévisions et la crise ukrainienne y est pour beaucoup.

La banque JPMorgan est le plus grand prêteur américain, sa fortune est d’ailleurs souvent considérée comme un baromètre de la santé économique du pays. Or, au premier trimestre 2022, la société a vu ses bénéfices chuter de 28%, a indiqué la principale intéressée. Preuve – s’il en fallait – que l’économie américaine n’est pas brillante. Il faut dire que les États-Unis ont fait face à une inflation de 8,5% au mois de mars, le pire niveau depuis 40 ans.

Les conséquences de la guerre en Ukraine

Ces résultats sont le fruit d’une longue période d’inflation boostée par la pandémie du coronavirus, mais aussi par la récente invasion de l’Ukraine par la Russie. Cette guerre a en effet perturbé les marchés boursiers, en raison des craintes d’un ralentissement économique et des possibles répercussions des pressions occidentales infligées à la Russie sur les banques américaines qui entretiennent des relations avec Moscou. C’est ainsi que le nombre de transactions a fortement ralenti, de même que les revenus de la négociation. Et cela pourrait empirer dans les semaines à venir.

Au premier trimestre, la valeur totale des transactions en attentes et conclues de la banque d’investissement a chuté à son plus bas niveau depuis le deuxième trimestre 2020, selon les données de Refinitiv.

Les bénéfices de JPMorgan pour le premier trimestre de l’année se sont tout de même élevés à 8,28 milliards de dollars, soit 2,63$ par action. On est tout de même loin des 14,3 milliards de dollars engrangés (soit 4,50$ par action) à la même période, un an plus tôt. Les bénéfices de la banque d’investissement ont donc chuté de 42% d’une année à l’autre.

« Nous restons optimistes sur l’économie, du moins à court terme (…), mais nous prévoyons d’importants défis géopolitiques et économiques à venir en raison de la forte inflation, des problèmes de chaîne d’approvisionnement et de la guerre en Ukraine », a déclaré le directeur général Jamie Dimon dans un communiqué.

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