La NASA met ses règles en place : les vols spatiaux privés vers l’ISS devront être chaperonnés par un astronaute expérimenté

La NASA a publié un document regroupant ses exigences pour les futurs vols spatiaux commerciaux qui comprendront un séjour sur la Station spatiale internationale. De quoi s’assurer que les touristes ne soient jamais laissés sans surveillance dan cet environnement qui reste hostile.

Quoiqu’on en pense, il va falloir s’y faire : l’orbite terrestre ne sera plus visitée seulement par une poignée de professionnels triés sur le volet, mais aussi par une poignée de touristes richissimes. Un changement de paradigme qui peut d’ailleurs apporter une nouvelle source de revenus aux agences spatiales alors que l’ISS, vieillissante, entame sa fin de carrière et qu’il faudra bien un jour lui bâtir une remplaçante.

Pas de riches cowboys sans surveillance

Mais la NASA ne veut pas non plus que l’orbite terrestre ne devienne un Far West sans règle : l’agence spatiale américaine a émis ce lundi un avis public qui énonce une poignée d’exigences actualisées pour les futures missions privées. L’agence spatiale a déclaré que celles-ci s’inspirent d’ailleurs du retour des premières missions privées dans l’espace et sur l’ISS, précise CNN. Et elle tient à ce que ces règles soient respectées par les entreprises qui proposent ce genre d’ultime voyage.

Avant tout, la NASA tient à ce que les futures missions privées comptent toutes un astronaute chevronné et issu des rangs de l’agence américaine, qui tiendra d’ailleurs le rôle de capitaine de l’équipage.

L’exigence est encore en cours de finalisation, a ajouté la NASA, mais l’agence a noté que le fait d’avoir un ancien astronaute légitime qui « fournit des conseils expérimentés aux astronautes privés pendant la préparation du vol jusqu’à l’exécution de la mission ». L’ancien astronaute de la NASA « assure également un lien » entre les résidents de l’ISS et les astronautes privés, ce qui, selon l’agence, « réduit les risques » pour les opérations et la sécurité de l’ISS.

Ne pas sacrifier la sécurité au profit de la rentabilité

Si cette règle peut paraitre évidente, la NASA a sans doute estimé qu’il valait mieux qu’elle soit un jour gravée dans le marbre. Car si la mission privée Ax-1 lancée en avril dernier par la firme Axiom comptait bien un vétéran de la NASA à son bord, Michael López-Alegría, qui a depuis rejoint l’entreprise, ça n’aurait peut-être pas toujours été le cas. Les dirigeants d’Axiom avaient déclaré peu avant la mission Ax-1 qu’ils envisageaient des vols sans astronaute professionnel à bord, et avec quatre clients plutôt que trois, rappelle Space News, et ce dès la quatrième mission. Une manière, certainement, d’augmenter les bénéfices. Et que l’agence étatique voyait sûrement d’un mauvais œil.

En orbite, on travaille

Les autres recommandations que compte émettre la NASA comprennent un « plan de communication spécifique à la mission » décrivant les activités médiatiques et commerciales. Les buts scientifiques devront aussi être soumis 12 mois à l’avance au Laboratoire national de l’ISS afin de les examiner et d’estimer leur charge utile, car si on paie pour se retrouver sur la Station spatiale internationale, ça n’est certainement pas pour se tourner les pouces en apesanteur, mais pour travailler.

Au sujet de l’apesanteur, la NASA exigera un temps plus long pour l’adaptation à la microgravité et les activités de transfert avant l’exécution des activités principales de la mission, car lors de la mission AX-1, les astronautes amateurs ont eu du mal à s’habituer aux conditions de vie spatiale, alors que dans cet environnement, rien ne doit être laissé au hasard.

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