La Hollande, l’autre paradis fiscal en Europe

[PICTURE|sitecpic|lowres]

Lorsque l’on pense paradis fiscaux, on imagine souvent des îles bordées de plages avec des cocotiers. Mais parfois, il ne faut pas chercher bien loin, et c’est ce qu’ont compris des sociétés comme Apple, Microsoft, Google, Ikea, et Starbucks, sans parler des stars telles que David Bowie, U2 ou les Rolling Stones, ou encore des Grecs fortunés qui ont choisi la Hollande comme refuge pour leur argent.

Au Pays Bas, l’impôt sur les sociétés n’est que de 20% à 25%, et il ne s’applique que sur les bénéfices, et non sur la propriété intellectuelle. En revanche, la fiscalité est beaucoup moins clémente pour le contribuable hollandais qui doit s’acquitter d’impôts sur le revenu qui peuvent dépasser 50% et figurent parmi les plus élevés en Europe.

Les holdings des multinationales déplaceraient ainsi chaque année 8.000 milliards d’euros aux Pays Bas pour économiser sur leurs impôts, au travers de filiales « boites aux lettres » qu’elles ont créées là-bas. A Amsterdam, un immeuble de bureaux hébergerait ainsi plus de 2.670 de ces boites aux lettres.

Les multinationales ont également la possibilité de négocier des accords spéciaux avec le fisc hollandais qui est tenu au secret professionnel. Pour le pays, cette manne rapporterait plus d’un milliard d’euros par an.

Pendant la crise financière, les autorités américaines avaient placé la Hollande sur leur liste noire des paradis fiscaux, mais le gouvernement hollandais a réussi à obtenir le retrait de cette liste. Joost van Kleef, l’auteur du best seller hollandais « Le paradis fiscal – pourquoi personne ne paye d’impôts ici », énumère les nombreux vides juridiques et dispositions fiscales qui permettent d’alléger l’impôt. « Certaines entités légales n’ont pas à s’acquitter de l’impôt sur les dividendes. Et les filiales des énormes multinationales enregistrées ici ne payent pas d’impôt, ou très peu », écrit-il. Il indique que son pays attire également les magnats de l’ex-bloc soviétique et les grands joueurs de football.

Plus
Lire plus...
Marchés