La France songe à rouvrir des mines: « Il faut savoir ce que l’on veut »

Éoliennes, panneaux solaires, batteries de voitures électrique: pour mener à bien la transition énergétique, il va y avoir besoin de métaux. Pour ce faire, la France ne veut pas compter que sur l’étranger. Alors, pourquoi pas rouvrir des mines ?

Ce vendredi, la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili était interviewée sur le plateau de BFM TV. L’occasion pour elle de mettre sur la table la possibilité de rouvrir des mines, tant en métropole qu’en outre-mer. Selon les informations de la chaîne française, un projet d’exploration de lithium dans le Massif central serait en préparation.

D’une part, Mme Pompili avance des raisons économiques.

« La crise du Covid a montré que l’on avait besoin de récupérer notre souveraineté sur un certain nombre de matériaux très importants pour le développement de notre vie économique. Il ne faut s’interdire de rien », a expliqué la ministre française.

La France ne veut plus dépendre de l’étranger, et surtout de la Chine, pour son approvisionnement en nickel, lithium, cobalt et autres métaux nécessaires à la conception de bon nombre d’outils privilégiés pour mettre en œuvre sa transition énergétique.

« Polluer ailleurs et fermer les yeux ? Non »

D’autre part, Mme Pompili estime qu’ouvrir des mines sur le sol français plutôt que de tout importer pourrait constituer une bonne initiative sur le plan environnemental. Scruter le territoire national et l’exploiter dans les règles de l’art permettrait ainsi de « peut-être éviter de prélever de manière peu intéressante pour l’environnement ».

« Nous savons que nous avons du lithium en France, il faut que nous regardions si cela vaut la peine d’en prélever en France. Et dans ce cas-là, nous allons appliquer des règles – que nous avons changé dans le loi Climat – qui font que nous allons avoir besoin d’autorisations environnementales pour pouvoir lancer de nouvelles mines », a-t-elle avancé. « Cela veut dire que nous pourrons avoir éventuellement des mines mais qui seront beaucoup plus respectueuses de l’environnement que ce qui se passe actuellement dans le monde ».

« Il faut savoir ce que l’on veut. Se dire ‘ce n’est pas grave, on laisse polluer ailleurs en fermant les yeux’. Non, je préfère qu’on fasse les choses chez nous et qu’on les fasse bien », a-t-elle conclu.

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