Kim Jong-Un suspend ses plans d’actions militaires contre la Corée du Sud

Une photo publiée par l'Agence centrale de presse officielle de la Corée du Nord (KCNA) le 24 mai montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors d'une réunion de chefs militaires à Pyongyang, en Corée du Nord. (EPA-EFE/KCNA)
Une photo publiée par l’Agence centrale de presse officielle de la Corée du Nord (KCNA) le 24 mai montre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors d’une réunion de chefs militaires à Pyongyang, en Corée du Nord. (EPA-EFE/KCNA)

L’escalade des tensions entre les deux Corées semble prendre fin ce mercredi matin. Le leader nord-coréen a décidé de suspendre les attaques militaires qui visaient sa voisine du sud, sans aucune explication.

Depuis plus de deux semaines, la Corée du Nord a ranimé le conflit avec Séoul. Après avoir coupé toute communication avec sa voisine, Kim Jong-Un a fait exploser le bureau de liaison à la frontière. Des menaces d’attaques militaires avaient ensuite été proférées.

L’État totalitaire accusait le gouvernement sud-coréen d’avoir laissé passer des tracts d’opposants de l’autre côté de la zone démilitarisée. Les deux pays avaient pourtant un accord pour empêcher cela.

Changement d’avis

Les médias d’État ont annoncé ce mercredi que les plans d’actions militaires avaient été mis sur pause. Cette décision a été prise après que la Commission militaire centrale a analysé la ‘situation actuelle’. Le commandant suprême des armées n’a pas donné plus d’explications sur ce changement soudain de perspective.

Pour montrer sa bonne foi, le leader nord-coréen a fait enlever les haut-parleurs qui servent habituellement à diffuser des messages d’opposition à la Corée du Sud.

En outre, selon le média d’État KCNA, la réunion avec les chefs de l’armée nord-coréenne avait aussi pour but d’examiner des documents visant à ‘renforcer la dissuasion de guerre du pays’.

Pour certains analystes, la reprise des hostilités envers son ennemi de toujours avait pour but d’attirer l’attention des États-Unis. Les négociations sur la dénucléarisation et la fin des sanctions sur la Corée du Nord sont au point mort. Toutefois, aucune annonce sur une éventuelle prise de contact entre les deux pays n’a été publiée pour justifier une désescalade si rapide.