La stratégie d’IBM : Promettre des embauches massives à Trump tout en licenciant

Ginni Rometty, CEO du géant américain de la technologie IBM, a promis le mois dernier au président Trump que l’entreprise recruterait 25.000 employés américains et investirait 1 milliard $ dans la formation au cours des 4 prochaines années. Mais ce qu’elle n’a pas dit, c’est que la firme pratique régulièrement des licenciements et des délocalisations de postes, rapporte Bloomberg.

Ginni Rometty, CEO du géant américain de la technologie IBM, a promis le mois dernier au président Trump que l’entreprise recruterait 25.000 employés américains et investirait 1 milliard $ dans la formation au cours des 4 prochaines années. Mais ce qu’elle n’a pas dit, c’est que la firme pratique régulièrement des licenciements et des délocalisations de postes, rapporte Bloomberg.

L’année dernière , IBM aurait mené au moins trois séries de licenciements , et selon plusieurs ex-employés, ce sont des milliers de leurs collègues qui ont perdu leurs emplois en Europe de l’Est et en Asie. Ce mois-ci, la firme aurait notifié leur départ à de nouveaux salariés.

11 mises à pied depuis 2011

La promesse de Rometty a incité un certain nombre d’employés à témoigner sur Facebook. Beaucoup soulignent que 25.000 emplois seront créés, mais qu’on ne mentionne jamais combien de personnes vont être mises à la porte.

Certaines personnes exhortent ces communautés en ligne à signaler les fausses promesses de Rometty à l’équipe de transition de Trump pour qu’ils connaissent la véritable histoire des licenciements et des délocalisations chez IBM.

Sur le graphique ci-dessous, chaque cercle montre les périodes de plans sociaux chez IBM. Il y en a eu 11 depuis 2011, soit près de 2 par an. Une centaine d’anciens employés ont décidé de se faire défendre par un avocat.

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Dans un article d’opinion publié en décembre dans le journal américain USA Today, Rometty avait écrit que son entreprise allait recruter ces 25.000 personnes « parce que la nature du travail évolue, et que c’est la raison pour laquelle il est si difficile de combler ces postes ».

Dans le même temps, IBM – comme d’autres entreprises telles que HP, Cap Gemini et Accenture – a transféré des milliers d’emplois à l’étranger. IBM ne fournit aucun détail sur le nombre de ses 300.000 employés qui travaillent effectivement aux États-Unis.

Aux Etats-Unis, 1200 employés ont été licenciés en 2015 dans l’Iowa et le Missouri, deux Etats dans lesquels les activités ont débuté  il y a seulement cinq ans. Deux villes   – Dubuque et Columbia – avaient attiré la société en lui accordant 84 millions de dollars d’avantages fiscaux.

La formation des successeurs étrangers

Désormais, « Big Blue » se fait plus discrète lorsqu’elle licencie, choisissant des plus petits nombres de victimes. De nombreux employés sont invités à former leurs nouveaux collègues (et successeurs) en Chine, en Inde et en Argentine. Une fois la formation terminée, le couperet tombe.

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