Études de médecine : accord historique pour les numéros INAMI

Le gouvernement fédéral est parvenu à un accord avec la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles concernant les études de médecine. Un concours d’entrée en bonne et due forme sera programmé à partir de l’année prochaine côté francophone, avec l’assurance, pour ceux qui réussissent, d’obtenir un numéro INAMI à la fin de leur parcours académique.

« Cet accord, c’est vraiment un signe de maturité d’un État fédéral où les différents niveaux de pouvoir se montrent capables de fixer ensemble un accès à des études et à une profession réglementées », s’est enthousiasmée la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR). Il faut dire que le dossier des numéros INAMI pour les étudiants en médecine et en dentisterie traine depuis de nombreuses années, sans qu’un accord ait été trouvé entre les Flamands et les francophones, mais la question est désormais réglée.

Une bataille de longue haleine

Pour comprendre le problème des numéros INAMI, il faut remonter aux années 90, lorsque le fédéral a chargé les Communautés – responsables de l’enseignement – de limiter l’accès aux études de médecine pour réduire les dépenses inutiles, comme le rappelle Le Soir. Une tâche que la Flandre a parfaitement remplie avec la mise en place d’un concours d’entrée notamment, alors que du côté wallon, les choses furent quelque peu plus compliquées.

Plusieurs solutions ont été tentées, sans grand succès, produisant un surplus de médecins par rapport aux quotas, de sorte qu’on a puisé dans les quotas des années suivantes jusqu’au jour où le fédéral en a eu assez et a sommé la Wallonie de trouver une solution. Après des discussions et négociations de longue haleine – le dossier traine depuis des années -, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny est finalement parvenue à un accord avec le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, dont voici les détails.

  • Un numéro INAMI pour tous

L’ensemble des étudiants en cours d’étude de médecine ont la garantie de recevoir un numéro INAMI une fois leur diplôme en poche, et ce, « sans que cela ne constitue une nouvelle dette pour l’avenir », a précisé la ministre. « Les excédents par rapport aux quotas seront orientés par les Communautés prioritairement vers les spécialités en pénurie ».

  • Des quotas revus à la hausse

Une nouvelle méthode calcul de quota de numéros INAMI entrera en vigueur à l’horizon 2028. Exit celle qui se basait sur la population des différentes communautés. Dorénavant, le nombre de numéros INAMI octroyables sera calculé sur base des besoins et activités réels du terrain.

D’ici son entrée en vigueur, les étudiants excédentaires qui obtiendront leur diplôme auront la garantie de décrocher le précieux sésame.

  • Rétablissement d’un concours d’entrée

Pour montrer sa bonne foi, le ministre de la Santé a proposé d’annuler purement et simplement la dette de la Wallonie des numéros INAMI, afin de repartir sur de bonnes bases. En contrepartie, la Communauté française s’est engagée à faire correspondre le nombre d’étudiants admis à la formation aux quotas officiels. Un engagement qui prendre la forme d’un concours d’entrée, à l’image de la Flandre, dès 2023.

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