L’économie belge entre espoir et crainte : une contraction se profile, mais « une issue plus positive ne peut être exclue »

Selon une estimation de la Banque nationale, l’économie belge se contractera de 0,2% au troisième trimestre, par rapport au trimestre précédent. Toutefois, des surprises positives et négatives importantes sont possibles.

« Un résultat plus élevé est certainement possible étant donné les récentes surprises positives en matière de consommation des ménages et la solidité du marché du travail », écrit la Banque nationale (BNB). « D’autre part, une nouvelle détérioration de la situation économique est probable si les pressions exercées par les prix actuels de l’énergie persistent ou s’intensifient. »

Les nombreuses variables incertaines expliquent les prévisions très différentes des modèles statistiques utilisés par la BNB. Alors que le modèle BREL prévoit une contraction de 0,4 %, un autre modèle – portant le nom de Star Wars R2D2 – arrive à un résultat beaucoup plus réjouissant, à savoir une croissance de 1,5 %.

Alors, lequel de ces deux chiffres pourrait-ce être ? Les économistes de la BNB estiment que la probabilité du scénario pessimiste est plus élevée et arrivent ainsi à une prévision finale d’une contraction de 0,2 % de l’économie belge au troisième trimestre.

Fin de la reprise ?

Cela signifierait la fin de la reprise après la crise sanitaire. Au deuxième trimestre (avril-juillet), l’économie belge a encore affiché une croissance limitée : plus 0,2 % par rapport au trimestre précédent. « Le chiffre de croissance légèrement positif indique que la dynamique de reprise dans le secteur des services après la pandémie a été encore plus forte que la forte hausse des prix de l’énergie », note la BNB.

Mais selon les économistes, il est peu probable que le solde soit également positif au cours du trimestre actuel, compte tenu de la nouvelle hausse des prix de l’énergie. De nombreux ménages devront serrer la ceinture. « Au total, nous prévoyons une légère baisse de la consommation privée au troisième trimestre 2022 », écrit la BNB.

Mais il y a aussi de l’espoir : « À plus long terme, la croissance de la consommation devrait s’accélérer à mesure que l’inflation et l’incertitude géopolitique s’atténuent et que l’indexation des salaires rattrape progressivement la baisse actuelle du pouvoir d’achat global. »

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