Des gangs criminels prennent Göteborg (Suède) en otage

Dans la ville suédoise de Göteborg, le quartier de Hjällbo est le théâtre d’un violent conflit sanglant qui perdure. Le contraste avec le reste de la ville est une sorte de miroir de la Suède divisée, dans laquelle deux réalités différentes se manifestent.

Pourquoi est-ce important ?

Une étude récente du Conseil suédois de prévention de la criminalité montre que la Suède est le seul pays d'Europe à avoir rompu la tendance à la baisse de la violence mortelle. Cela montre que le problème du crime organisé - qu'il soit lié aux familles criminelles ou à d'autres réseaux - a pris une sérieuse dimension en Suède.

La multiplication des actes de violence témoignent d’une situation chaotique. Quelques policiers ont tenté de disperser une centaine de personnes un jour. Un homme a été abattu dans la rue un autre. Bien qu’il faille attendre un certain temps avant que la police ne connaisse les détails de ces deux incidents, il est clair, selon les médias locaux, que le conflit qui sévit à Hjällbo n’est autre qu’une vendetta entre clans.

Pire, la nuit dernière, un policier a été abattu lors d’une patrouille dans une banlieue difficile de Göteborg. Une première en Suède depuis 14 ans. L’assaillant n’a pas encore été identifié, et il n’a pas encore pu être établi si la police était la cible du tir. Quoi qu’il en soit, tout porte à croire que cet événement a lui aussi trait aux méfaits d’une organisation criminelle.

La Suède a longtemps encouragé l’immigration en provenance de pays de non-droit

La cause de ce problème n’est pas à chercher très loin: la Suède a longtemps encouragé l’immigration en provenance de pays de non-droit, caractérisés par une structure étatique faible et un rôle central de la famille. Il en résulte des querelles entre grands clans. L’assimilation de ces immigrants s’avère difficile et la ségrégation qui en résulte est un terrain fertile pour le recrutement dans le crime organisé.

D’autres valeurs s’y appliquent: le comportement macho, la vengeance du sang et la pensée en termes d' »honneur de la famille ». Cette situation est comparable à l’ordre qui prévalait dans certaines parties de la Suède il y a environ mille ans. En l’absence d’un État fonctionnel, il revenait alors aux familles de rendre justice.

En outre, la législation suédoise n’a pas suivi le rythme des évolutions. Les grands criminels sont rapidement libérés et l’accès aux chef de clan reste difficile. Comme c’est généralement le cas dans les organisations mafieuses, les petits poissons font le sale boulot sont arrêtées, tandis que les gros restent hors d’état de nuire.

L’immigration en provenance du Moyen-Orient s’est accompagnée d’une culture clanique

En l’absence d’un État qui fonctionne, les familles considèrent toujours qu’il est de leur devoir de « rendre la justice ». Il n’est pas rare que les querelles de sang conduisent à une spirale de meurtres et de violence.

« Cette culture clanique a disparu de la Suède pendant un certain temps, mais elle est maintenant de retour, avec l’immigration du Moyen-Orient », écrit le Göteborg Posten. En expliquant combien tout cela est inacceptable, le gouvernement ne change rien. Comme il y a mille ans, c’est à la société elle-même de détruire ces structures claniques violentes.

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