Comment fonctionne un ‘hedge fund’

Les gestinnaires de Hedge Funds sont souvent célèbres pour leurs talents et leur immense richesse. Un article paru dans The Economist s’intéresse au concept de fond de couverture et explique leur origine.

Les fonds de couverture datent des années 40, lorsqu’un homme modeste du nom d’Alfred Winslow Jones a instauré une structure d’investissement lui permettant de parier tant sur la hausse des prix que sur leur baisse et de percevoir une commission de performance. Ce secteur (dont certains souligneront l’infamie), s’est ensuite développé dans les années 90. C’est ainsi que les spéculations de Georges Soros contre la livre sterling ont forcé la monnaie anglaise à sortir du Mécanisme de taux de change. D’autres macro-opérateurs comme Julian Robertson et Michael Steinhardt sont aussi devenus des légendes de ce marché. Récemment, John Paulson est devenu milla vendu à découvert des subprimes et qu’il est ainsi devenu milliardaire. Mais ce secteur très régulé connaît aussi des cas de fraudes comme celle de Bernie Madoff dont le fonds s’est avéré être une chaîne de Ponzi.

Au lieu d’être une classe d’actifs à part entière, un hedge fund ou fond de couverture se définit plutôt en fonction de sa structure. Dans la pratique, les hedge funds sont des « pools » d’argent destiné à être investi de façon « sophistiquée », au moyen de stratégies et d’investissements complexes. Par exemple, ils peuvent profiter d’évaluations légèrement erronées des cours de certains titres, ou parier sur les titres d’une entreprise particulière, tout en se couvrant en pariant sur la baisse des cours des titres du secteur de cette firme.

Cependant, la législation qui couvre les hedge funds est en train de changer, et les régulateurs sont plus attentifs à ce marché. D’un autre côté, les investisseurs exigent des frais de gestion moins élevés, en rason des mauvaises performances récentes de ce type de produit. Certains investisseurs institutionnels ont renoncé à investir dans des hedge funds.

Toutefois, ce n’est sans doute que temporaire: alors que certains avaient prédit la mort des fonds de couverture, il y a eu plus de création de ce type de produits en 2014, que de disparitions. Compte tenu de l’environnement actuel de faibles taux d’intérêts, ce type de produit qui peut parfois atteindre des rentabilités de 8 à 10% intéresse toujours des investisseurs à la recherche d’alternatives rémunératrices. 

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