Comment Coca-Cola a changé deux fois d’ingrédients pour devenir une boisson casher

La formule du Coca-Cola est l’un des secrets les mieux gardés du monde des affaires, et malgré plusieurs changements de mains de la compagnie en 126 ans d’existence, seule une poignée de cadres de la compagnie connait la recette. Cela n’a pas empêché le soda d’être officiellement déclaré casher en 1935, rappelle Kevin Kampwirth du site Mental Floss.

A l’époque, Coca-Cola était déjà une boisson incontournable aux Etats-Unis, une véritable icône, que l’on pouvait acheter sur tout le territoire. Mais elle restait boudée par la communauté des Juifs orthodoxes qui ne consommaient que ce qui respectait les lignes directrices diététiques strictes édictées par les rabbins. Mais un rabbin Lituanien, Tobias Geffen, s’était installé à Atlanta, à proximité du siège de Coke. Des rabbins de tout le pays commencèrent à lui écrire pour lui demander si la composition du soda était admissible à la consommation des Juifs, et il a donc contacté la compagnie pour obtenir une liste des ingrédients.

De façon étonnante, Coke avait accepté de lui communiquer cette liste (sans les quantités), à la condition que le secret ne soit pas divulgué. Après l’avoir étudiée, le rabbin avait une réserve: de la glycérine produite à partir du suif de bœuf, non casher, était utilisée comme un édulcorant. La quantité utilisée était minime, mais Geffen a refusé de donner son approbation. Les chimistes de Coca-Cola ont donc développé un substitut à base d’huile de graines de coton et de noix de coco, ce qui a satisfait Geffen, qui a donné son approbation.

Puis on se rendit compte que le soda présentait des traces infimes d’alcool en raison de l’utilisation de céréales, ce qui le rendait impropre à la consommation lors de la période plus stricte, sur le plan diététique, de la Pâque juive. Les chimistes ont donc retravaillé la formule pour remplacer le sirop de maïs par du sirop de canne. Depuis, un peu avant la Pâque juive, Coke commercialise un Coca-Cola avec une capsule jaune (photo) afin d’indiquer que les bouteilles sont casher pour la Pâque juive.

Les rabbins réclament encore régulièrement à la compagnie la composition du soda pour s’assurer qu’il reste casher. Mais Coke n’est plus aussi transparent qu’il l’avait été dans les années 1930. il fournit désormais une liste d’ingrédients, dont seulement certains sont inclus dans la boisson. Et bien sûr, tous les ingrédients listés sont cashers…

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