Brexit: un accord entre le Royaume-Uni et le Japon d’ici fin août?

Motegi ToshimitsuEPA-EFE/PHILIPP GUELLAND

Londres et Tokyo ont affirmé vendredi, à l’issue de deux jours de négociations, avoir progressé vers la conclusion d’un accord commercial post-Brexit, qu’ils espèrent conclure d’ici la fin du mois.

Sorti de l’Union européenne le 31 janvier, le Royaume-Uni doit signer avant la fin de l’année de nouveaux accords commerciaux avec l’UE mais aussi ses autres partenaires. En l’absence d’accord, s’appliqueront les règles de l’Organisation mondiale du commerce, avec des droits de douanes élevés.

‘Les négociations ont été positives et productives, et nous sommes parvenus à un consensus sur les principaux éléments d’un accord – dont des dispositions ambitieuses dans des domaines tels que le numérique, les données et les services financiers qui vont bien au-delà de l’accord UE-Japon’, a déclaré la ministre britannique du Commerce international Liz Truss dans un communiqué. ‘Notre objectif commun est de parvenir à un accord de principe formel d’ici la fin du mois d’août’, a-t-elle ajouté, après des discussions avec le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi.

15 milliards de livres par an

Les deux parties, qui avaient débuté leurs négociations le 9 juin, espèrent que cet accord entre en vigueur d’ici la fin de l’année, après ratification par leurs parlements respectifs. Ce partenariat devrait augmenter les échanges commerciaux avec le Japon d’environ 15 milliards de livres par an (16,6 milliards d’euros) à long terme. ‘Le partenariat économique entre le Japon et le Royaume-Uni augmentera encore les investissements commerciaux entre les deux pays’, a déclaré de son côté Toshimitsu Motegi à des journalistes, affichant aussi l’objectif ‘d’un large accord d’ici la fin août’.

Les échanges commerciaux du Royaume-Uni avec le Japon se sont élevés à plus de 30 milliards de livres (33 milliards d’euros) en 2019, selon le ministère du Commerce international. La conclusion de nouveaux accords commerciaux indépendants de l’UE se révèle une tâche compliquée pour Londres, qui avait fait de cette nouvelle liberté un argument en faveur du Brexit. Non seulement les négociations avec l’UE sont dans l’impasse mais les discussions avec la plupart des grands partenaires de Londres, Etats-Unis en tête, n’ont pas encore abouti. Le Japon était opposé au Brexit, considérant depuis des années le Royaume-Uni comme une porte d’entrée vers les marchés européens.