Le CEO d’ING : “Les banques redoutent Amazon, pas les FinTech”

Le plus grand danger pour l’industrie bancaire ne vient pas des start-up de la fintech, mais des grands groupes technologiques comme Amazon et Apple. C’est ce qu’a affirmé Ralph Hamers, CEO du groupe financier néerlandais ING Group, dans une interview avec le Financieele Dagblad. Hammers note que les start-up de la fintech ont des ressources limitées. En général, elles ne sont donc pas en mesure de développer des projets massifs qui pourraient menacer la banque traditionnelle.« Aucune entreprise de la FinTech ne s’est imposée comme une menace réelle capable de mettre à mal le secteur bancaire », affirme Ralph Hamers. « Toutefois, les grandes entreprises technologiques comme Amazon ou Apple, ont les capacités physiques pour créer rapidement une plateforme financière mondiale. »Il fait valoir ce que les groupes tels que Google et Apple ont montré une relative grande prudence sur le marché, mais qu’Amazon témoigne d’un grand appétit pour de nouveaux services. De même, les plates-formes chinoises comme Alibaba et Tencent, qui ont des réserves énormes, peuvent maintenant proposer tous les services bancaires.

Une collaboration avec les FinTech

Ralph Hamers dit qu’il souhaiterait entretemps coopérer avec des entreprises de la Fintech. En effet, une telle collaboration pourrait comporter des avantages significatifs pour les deux parties. Les start-up de la Fintech avec de bonnes idées financières pourraient en effet plus facilement lancer leurs projets sur une grande échelle et et s’assurer ainsi le succès grâce à la puissance d’un partenaire bancaire.En outre, l’introduction de FinTechs peut contribuer à insuffler un vent d’innovation sur l’infrastructure existante des banques traditionnelles. Souvent, ces opérations peuvent être mises en œuvre pour une fraction des coûts qui auraient été encourus si les banques avaient dû réaliser ces développements elles-mêmes.Hammers note que les banques pourraient offrir un certain nombre de services sur des plateformes comme Amazon ou Google, mais selon le banquier, le développement de sa propre plate-forme ouverte en ligne serait peut être le meilleur choix stratégique. De plus, d’autres entreprises pourraient offrir leurs services sur la plate-forme bancaire. Le but ultime serait de développer une plate-forme ouverte qui fonctionne dans le monde entier. D’après Hammers, un tel projet sera possible au début de la prochaine décennie.

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