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Avec ce béton qui s’auto-guérit, les bâtiments peuvent s’auto-réparer (vidéo)

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09/06/2015 | Arnaud Lefebvre | 4 min de lecture

Inspiré par l’extraordinaire fonctionnement du corps humain, le microbiologiste Henk Jonkers de l’Université de Technologie de Delft aux Pays-Bas, a développé un type de béton qui s’auto-guérit, rapporte le site Smithsonian.

Tout comme lorsqu’un os se casse et qiue le corps fabrique des minéraux permettant de recréer sa structure,  ce bio-béton développé par le scientifique hollandais contient des capsules de bactéries qui produisent de la pierre calcaire, Bacillus pseudofirmus ou Sporosarcina pasteurii, avec du lactate de calcium. Lorsque les fissures du béton entre en contact avec l’air et l’humidité, les bactéries commencent à grignoter le lactate de calcium et le convertissent en calcite, un ingrédient du calcaire qui scelle ces mêmes fissures.

Le béton est le matériau de construction le plus utilisé au monde. Cette innovation pourrait résoudre un problème de longue date du béton, à savoir que durant le processus de construction, ce dernier développe souvent des microfissures. Généralement, celles-ci ne provoquent pas de dommages à l’intégrité structurale du bâtiment mais elles peuvent engendrer des problèmes de fuite. Ces fuites peuvent provoquer la corrosion des armatures en acier du béton, ce qui est susceptible de faire s’effondrer l’édifice.

A l’aide de cette technologie d’auto-guérison du béton, les fissures peuvent être scellées immédiatement et les bactéries peuvent demeurer en dormance pendant près de 200 ans, une période qui va bien au-delà de la durée de vie des bâtiments.

Jonkers a testé son invention du béton qui s’auto-guérit sur le poste secours des maîtres-nageurs qui subissent souvent des dégâts à cause du vent et des eaux. Depuis 2011, la structure de la construction est restée étanche, explique le scientifique. La découverte du Hollandais a remporté le prix de l’inventeur européen.

Cette technologie sera disponible sur le marché pour un prix supérieur au béton conventionnel, soit 34 à 37 dollars le mètre carré. Par conséquent, ce bio-béton sera utilisé dans un premier temps pour des projets où les fuites et la corrosion sont particulièrement problématiques, comme c’est le cas pour les structures souterraines ou sous-marines. Trois produits seront en vente cette année : le béton autoréparable, du mortier de réparation et une solution de réparation liquide. Le coût élevé de cette invention se doit au prix important du lactate de calcium, raison pour laquelle Jonkers et son équipe travaillent à la création d’une alternative à base de sucre.

L’utilisation de ce béton qui s’auto-répare permettrait de réduire de 5% des émissions de carbone dans le monde. La technologie du bio-béton permettrait également de réduire les coûts sur le long terme, tant dans la construction qu’en ce qui concerne notre empreinte écologique.


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