“En 2017, une cascade de pays sortiront de la zone euro”

L’année prochaine, les pays membres de la zone euro devraient en sortir, a prédit Luigi Di Maio, l’un des leaders du parti italien eurosceptique Mouvement 5 Etoiles, qui souhaite lui-même que l’Italie abandonne la devise européenne. « Le premier pays qui a jettera l’éponge s’en tirera, mais les autres auront des problèmes. Le premier qui partira aura une stratégie de sortie, tandis que les autres imploseront avec l’euro », a dit Di Maio.Le Mouvement 5 étoiles souhaite que l’Italie organise un référendum sur son adhésion à la zone euro. Di Maio a expliqué qu’il souhaitait la création d’une seconde zone euro pour le Sud de l’Europe : « la plus grande illusion a été de croire que l’Europe du Sud et du Nord pouvaient évoluer à la même vitesse. (…) Je ne sais pas si l’euro échouera au cours des prochaines années, mais ce que j’ai dit, c’est que nous sommes 25 % plus pauvres que nous ne l’étions lorsque nous sommes entrés dans l’euro ».

Une perte de crédibilité

Pour Di Maio, l’échec de Renzi au référendum italien et sa démission, la victoire de Donald Trump, ainsi que le vote pour le brexit, sont le reflet d’une « perte de crédibilité d’une classe politique entière ».Il pense que la France et l’Allemagne, 2 pays fondateurs dans lesquels des élections doivent se tenir l’année prochaine, ne seront pas non plus épargnés : « Quel que soit le vainqueur en France, il sera plus critique à l’égard de la Banque Centrale Européenne et de l’UE », a-t-il affirmé.Il est en outre convaincu que les positions du parti d’extrême droite allemand Alternative für Deutschland influencera la politique de la chancelière Angela Merkel : « Même si on critique l’euro, on ne parlera plus de l’austérité, mais des 50 millions de pauvres dans l’UE et des 120 millions de chômeurs ».Matteo Renzi, l’ex-Premier ministre italien, a donné sa démission après un référendum sur la Constitution au cours duquel 59 % des électeurs ont rejeté ses propositions. De nouvelles élections doivent avoir lieu au printemps prochain.Cependant, le président italien Sergio Mattarella vient de désigner l’ex-ministre des affaires étrangères, Paolo Gentilini, comme nouveau Premier ministre. Gentilini est membre du parti démocrate depuis la création de ce dernier, et l’équipe du nouveau cabinet devrait être assez proche de celle du gouvernement Renzi.

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