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127.000 salariés grecs sont payés 100 euros par mois

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29/07/2016 | Arnaud Lefebvre | 4 min de lecture

Selon un document d’experts soumis au ministère grec du Travail, reprenant des données détaillées sur les inégalités salariales durant la période 2010-2015, une nouvelle classe de travailleurs, les néo-pauvres grecs, touchent un salaire bien en-dessous de l’allocation de chômage de 360 euros. Selon ces données, 126.956 salariés grecs reçoivent un salaire mensuel brut de 100 euros. Pour mémoire, la population de Grèce est de 11 millions de personnes.

Selon un document d’experts soumis au ministère grec du Travail, reprenant des données détaillées sur les inégalités salariales durant la période 2010-2015, une nouvelle classe de travailleurs, les néo-pauvres grecs, touchent un salaire bien en-dessous de l’allocation de chômage de 360 euros. Selon ces données, 126.956 salariés grecs reçoivent un salaire mensuel brut de 100 euros. Pour mémoire, la population de Grèce est de 11 millions de personnes.

Par ailleurs, 343.760 salariés grecs touchent quant à eux un salaire mensuel brut situé entre 100 et 400 euros. Il s’agit principalement de travailleurs à temps partiel ou employés sur des rotations d’emplois de deux à trois jours par semaine, voire, de quelques heures hebdomadaires.

Selon la principale agence de sécurité sociale grecque IKA, le salaire moyen pour un emploi à temps partiel varie de 400 à 420 euros par mois.

En outre, ces chiffres indiquent également que le nombre de travailleurs pouvant être considérés en tant que nouveaux pauvres, soit un total de 432.033 personnes dans le pays (sur une population de 11 millions d’habitants) reçoivent un salaire mensuel allant jusqu’à 510 euros brut.

Il est nécessaire de préciser que le salaire minimum grec mensuel à temps pour une personne de moins de 25 ans est de 510 euros brut, contre 586 euros pour une personne de plus de 25 ans.

Faible compétitivité

Le document souligne également que l’économie grecque est confrontée à un grave problème en raison de sa faible compétitivité.

Cependant, contrairement à la relation établie par le Fonds monétaire international (FMI) entre compétitivité et coûts du travail », le document souligne pour sa part que :

 « Le manque de compétitivité est davantage un problème structurel principalement lié à la spécialisation de la division globale du travail conjointement aux méthodes d’organisation et d’administration de l’économie grecque, plutôt qu’aux coûts du travail ».

Ces données indiquent que le ralentissement économique en Grèce a accéléré l’expansion de formes de travail à temps partiel, conduisant, principalement après 2012, à une explosion du nombre de salariés grecs à temps partiel mais également à une augmentation des transformations de contrats à temps plein en contrats à temps partiel ou en rotations d’emploi.

Les réformes du marché du travail constituent le prochain sujet chaud au centre des discussions entre le gouvernement grecs et ses prêteurs, qui devraient débuter en septembre. Les créanciers de la Grèce veulent que le gouvernement grec abaisse le salaire minimum, supprime le 13e et le 14e mois, ainsi que l’indexation des salaires tous les 3 ans.


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